LES AMIS DU MCU

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Les Gardiens de la Galaxie Vol.2

 

Synopsis :

 

Les Gardiens de la Galaxie 2 poursuit les aventures de l'équipe alors qu'elle traverse les confins du cosmos. Les gardiens doivent combattre pour rester unis alors qu'ils découvrent les mystères de la filiation de Peter Quill. Les vieux ennemis vont devenir de nouveaux alliés et des personnages bien connus des fans de comics vont venir aider nos héros…

 

 

Notre avis :

 

Les Gardiens de la Galaxie 2 est le 15ème film du MCU. C’est le deuxième volet de la franchise qui a marqué les esprits par sa fraîcheur, son humour décapant et ses personnages si intéressants et attachants. Le deuxième volet a t-il été à la hauteur? Voici ce qu’on en pense !

 

 

  • L’émotion et les personnages au centre de l’histoire

 

 

Ce second film séduit surtout pour son côté émotion. On creuse profondément dans l’esprit et le passé des personnages. Chacun y a droit.

Tout d’abord, Peter évidemment. On savait qu’on allait découvrir son père dans cet opus. Concernant le paternel, joué par Kurt Russel, on a droit à un personnage très ambivalent et intéressant jusqu’à la révélation de son plan (voir plus bas). On s’était même dit qu’on allait assister à un sacrifice-father comme il y a dans certains films (Poséidon notamment avec le même Kurt Russel se sacrifiant pour sauver sa fille). La surprise fut alors grande de voir la face obscure d’Ego.

 

 

 

Peter est ainsi partagé à sa rencontre entre la joie de découvrir un père qui lui a tant manqué et qu’il a idéalisé et sa méfiance vis à vis d’un homme un peu trop lisse pour être honnête. On assiste ainsi à un déchirement intérieur quand Peter apprend que son père est à l’origine de la tumeur qui a tué sa mère. Le combat final est empreint de ce déchirement et est ainsi bouleversant, notamment le dialogue final entre Ego et son fils, qui préfère la mortalité et ses amis à une domination stérile de l’univers.

 

L’émotion vient aussi de la relation Gamora-Nébula, beaucoup plus abordée dans ce volet et beaucoup plus touchant, surtout quand on fait le lien entre ce film et le comics TIE-IN Les Gardiens de la Galaxie : le Prologue du film. On comprend la haine de Nébula envers une soeur dure, froide avec elle dans leur jeunesse, n’hésitant pas à la laisser se couper un bras (celui qui lui manque dans le film) pour prouver à Thanos son utilité. Si Gamora a bel et bien changée, on comprend le ressenti de Nébula. Gamora le comprend aussi dans ce film et c’est sa qui est touchant dans leur relation, qui s’achève sur une scène hyper émouvante à la fin du film, annonçant une suite funeste pour la cadette.

 

 

 

Rocket est aussi concerné. On y explore son mal-être, son malaise issu de sa création. Il a été en effet génétiquement modifié dans le seul but de piloter ou de se battre. Son humour et sa carrière de voleur sont des trompe-oeil qui masquent sa tristesse de n’avoir aucune attache, si ce n’est avec les Gardiens. Même chose avec Drax, toujours logiquement affectée par la mort horrible de sa femme et de sa fille.

 

Enfin, un personnage, un peu comme Nébula, prend beaucoup plus de place que dans le premier volet  : Yondu. On le pensait simplement être un mercenaire agile avec sa flèche et doté d’une morale allant dans le sens du plus offrant. On le (re)découvre ici touché, atteint par son exclusion de l’ordre des Ravageurs (dont un des chefs les plus puissants est joué par Sylvester Stallone, que l’on attendait pas dans le film et qui est plutôt convainquant) et par aussi par ses actes dans sa jeunesse. C’est en effet lui qui a conduit les enfants d’Ego sur la planète de ce dernier et les a mené vers la mort, ce qu’il a évité à Peter.

On voit aussi dans ce film ce qu’on avait déjà vu dans le premier volet : une relation filiale entre les deux hommes, qui atteint son apogée ici avec le sacrifice final de Yondu pour sauver celui qu’il considère comme son fils.

 

 

 

Bref, beaucoup d’émotions qui donnent la chair de poule et qui touchent vraiment le spectateur. Les scènes émouvantes sont ainsi légions : le moment où Ego et Peter jouent au baseball, le moment où Nébula avoue à Gamora qu’elle voulait juste une soeur, le sacrifice de Yondu, la scène finale avec l’hommage des Ravageurs, le départ de Nébula…

Si l’action est toujours autant présente (Yondu est juste badass quand il tue tous les mutins dans son vaisseau!) et si la romance Gamora/Peter progresse au stade du non dit plutôt croustillant, l’émotion est bien le trait majeur du film, auquel la musique se marie tellement bien.

 

 

  • La musique, ce “personnage” si important

 

 

La musique était déjà géniale dans le premier film, elle est simplement génialissime dans ce volet. On reste toujours dans les années 60-70 avec par exemple l’excellente chanson du début (“ Mr. Blue Sky”), la musique entourant l’action badass de Yondu dans son vaisseau (“Come a little bit closer”) ou encore l’excellente chanson finale qui résume bien le film (“Father and Son”) qui colorent le film et lui donne une vraie personnalité comme le premier opus.

Mais notre vrai coup de coeur reste la chanson “The Chain” que l’on retrouve en partie lors de la bataille finale. On la retrouve à plein dans la bande-annonce VF, ce qui rend d’ailleurs le film un peu frustrant car il ne l’a met pas en entier.

Les soundtracks du film sont également géniaux et donnent pour certains la chair de poule comme celui où on voit les planètes être dévastées ou celui final où Peter choisi finalement la mortalité.

 

 

  • L’humour, de cool à lourdingue

 

 

Comme le premier opus, Les Gardiens de la Galaxie 2 n’est pas en reste du côté de l’humour. Il faut le dire, nos gardiens de la galaxie sont sans doutes les personnages les plus drôles du Marvel Cinematic Universe. En effet, chacun dans leurs rôles, chaque gardien apporte sa pierre à l’édifice. Cet humour vient principalement de Drax qui présente un humour premier degré et qui dit les choses comme elles lui viennent et sans aucun filtre.

 

 

Cependant, bien que la quasi totalité des blagues fassent mouche sur le spectateur (notamment la recherche de bande adhésive par Star Lord qui est hilarante), quelques fois, l’humour peut paraître assez lourdingue et mal placé. La scène qui illustre parfaitement ce point se déroule durant le combat entre Star-Lord et son père, Ego. Alors que les deux hommes se préparent à un combat frontal, Ego décide de prendre un forme géante de sa personne alors que Star Lord prend la forme de Pac-Man… Bien que l’on sait d'où vient ce choix, durant un combat contre son père biologique qui a tué sa mère et qui veut tuer ses amis, peut être que ce n’est pas le meilleur moment pour prendre la forme de Pac-Man.

 

 

  • Un méchant en demi-teinte

 

 

Ego est, pour le moment, le méchant du MCU qui possède sans doute les plus grands pouvoirs (Il est tout de même une planète !!!) grâce à son “grade” d’être céleste.

Comme beaucoup de méchants, malheureusement pourrait-on dire, il est peut être plus menaçant par la parole que par ses actes. En effet, lorsque Ego dévoile la teneur horrible de ses actes à savoir le meurtre des enfants qu’il a eu avec quasiment toutes les espèces, celui de la mère de Peter, il est vraiment menaçant et dangereux.

 

 

 

Cependant, après cela, il s’enferme dans le cliché de méchant classique. Au lieu de prendre une forme géante pour combattre Star-Lord, il préfère prendre une apparence humaine, cela est quand même peu cohérent.

Une nouvelle fois, les plans du méchant sont de nouveaux assez flous. Il cherche un but à son existence et du coup quoi de mieux que tout détruire…

 

 

Lien avec les autres supports du MCU :

Aucun, et c’est bien dommage tout de même. C’est un des manques du film, même si le film se tient parfaitement lui même.

 

 

Incohérences :

 

La seule incohérence à déplorer dans ce second opus vient d’Ego :

- En effet, ce dernier détruit sans le moindre souci la flotte de vaisseau Souverains poursuivant les Gardiens et n’est pas capable de faire de même avec le vaisseau de Yondu…

 

 

CONCLUSION : 19.5/20.

Une suite excellente, aussi bonne que le premier volet, ce qui est rare de nos jours. Le méchant passable est pour nous largement compensé par une émotion à son paroxysme.

 



27/02/2018
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